Tract  Répartition des primes NBI
 

 

Pourquoi le SNPTES a voté contre*

la proposition de répartition des primes NBI

au titre de 2007

Tout d’abord : La NBI, c’est quoi ?

La Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) correspond à des points d’indice supplémentaires. Elle est affectée à 5 grandes fonctions :

- encadrement administratif (650 points, modulables entre 10 et 40 points)

- responsable d’implantation et d’équipe ouvrière (165 points, soit 11 NBI à 15 points chacune)

- service intérieur (10 points, soit 1 NBI à 10 points)

- personnel affecté au Service d’Information et d’Orientation (SIO) (40 points, soit 2 NBI à 20 points chacune)

- responsable scientifique et technique (420 points, soit 21 NBI à 20 points chacune).

Ces points ne sont en aucun cas attribués à un individu mais à la personne effectuant la fonction et ou la responsabilité indiquée.  

Vous reconnaissez-vous dans l’un de ces critères (ci-dessus)?

De l’aveu même d’un directeur de composante, sachez que le recensement des fonctions scientifiques et techniques pouvant prétendre à la NBI est effectué de façon incomplète. Le SNPTES le déplore depuis des années déjà. Peut-être faut-il que nous aidions nos responsables à mieux identifier ces fonctions ?

Notre combat

Ces dernières années, l’UPV-M constatait un manque de NBI notamment sur l’encadrement administratif. La décision de créer ce que l’on appelle « la fausse NBI » fut alors prise. Elle est financée sur la dotation globale indemnitaire (DGI). En conséquence, en plus de la DRH, les responsables administratifs (RA), les chefs de services centraux, les fonctions telles que responsable de scolarité, responsable de service financier, assistante de direction dans les composantes , pour l’essentiel, sont reconnues par le biais de la « fausse NBI » en intégrant les primes « fonctions ».

Notre combat aujourd’hui est de faire prendre conscience au Président et à l’administration que des fonctions techniques entrant dans les critères du ministère pourraient se voir appliquer le même traitement, c’est-à-dire, si nécessaire, création de « fausses NBI », et d’en retenir le principe. Nous nous confrontons à un mur.

Nous constatons que le nombre de prime NBI des métiers administratifs est grandement dépassé par l’attribution de « fausses NBI ».

Nous nous étonnons du refus de notre Président d’appliquer la même règle à l’ensemble des personnels.

Les critères « matériel lourd,  spécialité rare ou à risques » nous paraissent tout aussi précis que « responsabilité d’encadrement  ou technicité particulière de l’administration ».

Nous réfutons l’idée que l’application de cette règle amènerait tous les personnels techniques et scientifiques à toucher une prime.  

Les conséquences de la décision du Président

Pour 2007, dans la catégorie « responsable scientifique et technique », la décision est donc prise de supprimer toutes les NBI ayant trait à l’enseignement pour les remplacer par d’autres.

Tout comme un directeur d’institut, nous dénonçons le refus de prendre en compte les fonctions liées à l’enseignement.

Comment expliquer aux personnels concernés que pour le même travail effectué, ils n’auront plus droit à une NBI ? Et demain quelles NBI supprima-t-on dans cette même catégorie pour répondre aux nouvelles demandes, et sur quels critères ?

Nous ne comprenons pas pourquoi, cette année, les primes NBI n’ont pas été discutées en même temps que les autres primes. En effet cela aurait permis d’avoir une réflexion d’ensemble sur le régime indemnitaire.

Le SNPTES souhaite que l’Université développe pour ses personnels techniques et scientifiques une vraie politique de reconnaissance, comme elle le fait déjà - et c’est normal - pour ses personnels administratifs.

C’est pourquoi le SNPTES a voté NON à la proposition de répartition des fonctions ouvrant droit à NBI qui nous  a été proposée par le Président de l’université Paul Verlaine de Metz au regard de l’iniquité de traitement réservé aux personnels technique et administratif.

Notre inquiétude est d’autant plus forte que les Universités devraient, dans le cadre de la rénovation de la loi sur les universités, voir leur autonomie et les prérogatives du Président fortement accrues (embauche de personnel en CDI, contrôle total des primes, gestion des salaires et moyens, faible représentation de vos élus dans les conseils, etc.).

Metz, le 3 juillet 2007

*A noter : le SNPTES est le seul syndicat à avoir voter contre cette proposition en CPE et en CA  

PS :

Sur le site de l’UPVM, les chiffres clé sont présentés ainsi :

Personnels : 1414 salariés dont 488 enseignants chercheurs, 333 enseignants, 593 personnels administratifs.

Que faut-il y voir ? Un signe de l’intérêt que notre président porte aux personnels de la filière technique ?

L'Université Paul Verlaine-Metz est-elle réellement une chance pour ses personnels techniques ?