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Tract du SNPTES: Notation - Evaluation

 


EVALUATION-NOTATION : C’EST NON !

            Les conditions d’application du décret du 29 avril 2002 relatif à la notation et à l’évaluation aux personnels ITARF et ASU sont inacceptables.

            Alors que l’évaluation, telle que nous la concevons, devrait permettre, par la détermination d’objectifs clairs, une amélioration notable du fonctionnement du service public,

            Alors que l’entretien d’évaluation devrait, lui, concourir à la mise en évidence, pour nos collègues, de la réalité de leurs missions, du niveau de leurs fonctions, de leurs besoins en formation et de leurs perspectives de carrières,

            La procédure qu’entend mettre en place le ministère tourne résolument le dos à ces objectifs.

            D’une part la méthode envisagée, étant d’une extrême complexité, paraît nécessiter, pour les personnels chargés de sa mise en œuvre, le recours à des modes de formation marqués par le caractère néolibéral en cours dans les entreprises privées. Nous récusons cette orientation contraire en général à la notion même de service public.

D’autre part, concernant plus directement les personnels, nos deux organisations tiennent à souligner avec force que rien n’est en cours de négociations pour crédibiliser la démarche ministérielle. Nos exigences sont connues :

            -améliorations statutaires prenant en compte l’évolution des qualifications et la complexification grandissante des missions à exercer

            -révision et amélioration des différents régimes indemnitaires

            -mise en débat des conditions d’attribution de la note chiffrée, et même de son abandon pour les personnels ITARF.. Le caractère actuellement parfaitement infantilisant de cet élément d’appréciation n’est plus à démontrer. En revanche l’ « usine à gaz » prévue par le ministère ne pourra que semer l’inquiétude et l’incompréhension dans les établissements et services.

En fait nous constatons avec amertume que le projet de loi de finances pour 2005 ne prévoit aucune mesure d’envergure pour réellement :

            -améliorer la pyramide des emplois et débloquer ainsi la carrière des agents

            -favoriser une politique ambitieuse de formation des personnels.

C’est pourquoi le SNPTES-UNSA et le Syndicat de l’Administration & de l’Intendance (UNSA) demande, à tous les collègues ASU et ITARF (évaluateurs et évalués) de BOYCOTTER les procédures d’Evaluation – Notation telles qu’elles sont actuellement imposées.

 

Paris, le 14 octobre 2004

 

Evaluation -notation : refusons le marché de dupes

Un constat partagé : la bonne vieille notation administrative, régie par le décret de février 1959, a perdu toute crédibilité et ne peut plus être un instrument de gestion des carrières.

Une ambition méritoire : la réforme de l'évaluation veut permettre la définition d'objectifs, l'entretien d'évaluation, la mise en évidence de besoins de formation et de perspectives de carrière.

Des moyens inexistants : cette belle ambition devient arnaque quand on sait que la nouvelle évaluation est accompagnée dans les budgets 2004 et 2005 d'une diminution des possibilités d'avancement et d'une réduction des crédits de formation. On se contente donc de se payer de mots sans aucun bénéfice pour les collègues.

Un contexte négatif : l'Education nationale répugne à inclure les personnels enseignants et d'éducation dans la réforme de l'évaluation, elle se sépare des personnels ouvriers. Il faudrait donc se lancer dans cette réforme de l'évaluation, afin que le ministère puisse "se la jouer moderne", pour les seuls personnels administratifs. Ceux-là mêmes qui paient un lourd tribut aux réductions budgétaires de l'Etat (1100 suppressions en 2004, 800 en 2005) et pour lesquels on gèle toute mesure catégorielle.

Suivant la motion nationale adoptée le 23/06/2004, le bureau académique du syndicat A & I a décidé à l'unanimité de boycotter la mise en œuvre de l'évaluation (motion jointe). En l'absence d'ouverture de discussions au ministère sur la valorisation de nos fonctions, refusons de participer à tout commencement de mise en œuvre de l'évaluation (y compris en boycottant les réunions d'information et les stages de formation).

Suivant la motion nationale adoptée le 23/06/04 le Syndicat de l'Administration & de l'Intendance (Unsa), réuni en bureau académique, le 30 septembre 2004 :

w Est informé du contenu du décret 2002-682 du 29 avril relatif aux conditions générales d'évaluation,   de notation et d'avancement des fonctionnaires de l'Etat, qui devait prendre effet le 1er janvier 2004.

w Est favorable à un système d'évaluation et de notation permettant de répondre à un triple objectif : valorisation des performances individuelles, développement d'une gestion plus fine des formations et des carrières, développement des responsabilités à tous les niveaux de la hiérarchie

w S'étonne que, dans notre ministère, seule l'évaluation des personnels IATOSS soit prévue, à

l'exclusion de celle des enseignants et remarque que l'évaluation des personnels de la filière ouvrière risque d'être mise en place pour seulement une année.

w Déplore qu'aucun moyen budgétaire ne soit prévu pour accompagner une évaluation ambitieuse :  crédits de formation, amélioration des promotions.

w Constate que, à ce jour, ni l'arrêté, ni la circulaire d'application du ministère ne sont publiés et que  le respect du calendrier imposé par le ministère ridiculiserait la démarche.

w Constate que les discussions promises par le ministre en novembre 2003 (intégration des agents   dans le corps des adjoints, amélioration des pyramidages dans chaque corps, revalorisation de tous   les régimes indemnitaires et notamment l'alignement de l'IAT et l'IFTS sur le taux moyen  interministériel n'ont toujours pas été ouvertes.

w Demande, dans ces conditions, à tous les collègues de l'administration scolaire et

  universitaire (évaluateurs et évalués) de refuser de participer à la mise en œuvre de

  l'évaluation.