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Au sujet du  LMD

 


Qu'est-ce que le "LMD"?

Dans le cadre de l'espace européen de l'enseignement supérieur, le système "LMD" a pour objectifs d’harmoniser les cursus de l’enseignement supérieur en Europe et de favoriser la mobilité des étudiants aux échelles régionale, nationale et européenne.

Cette nouvelle organisation des études universitaires, décidée en 1999 par près de trente pays européens, sera mise en œuvre dans l’ensemble des universités françaises à échéance 2007.

Les études universitaires comportent trois niveaux : la Licence, le Master et le Doctorat.
Elles sont organisées en semestres, représentant chacun 30 crédits de formation ECTS (European Credit Transfer System) cumulables et transférables d’une université à l’autre. La Licence correspond ainsi à 6 semestres,
soit 180 ECTS et le Master à 4 semestres supplémentaires, soit 120 ECTS.

  • Licence : 3 ans = 6 semestres, 180 crédits (bac +3)

  • Master : 2 ans = 4 semestres, 120 crédits (bac +5)

  • Doctorat : 3 ans (bac +8)

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Historique

 


Dans la résolution générale du Congrès de Landerneau en 1999, le SNPTES  prenait position pour une harmonisation européenne des diplômes et formations post-bac 3/5/8 (LES INFORMATIONS N° 193, p.10), sous réserve :

-d’un cadrage national des diplômes et d’un contenu national

-de plans sociaux européens permettant à la mobilité souhaitée pour les étudiants de ne pas rester lettre morte

Dans la résolution générale du Congrès de Strasbourg en 2002, (LES INFORMATIONS N°214, p.11), le SNPTES se redit favorable à la construction de l’espace européen des savoirs et de l’enseignement supérieur et n’est pas hostile à la mise en place progressive des ECTS et du LMD. Il affirme par ailleurs son attachement aux diplômes de niveaux intermédiaires bac+2 et +4 , aux systèmes de capitalisation, de compensation et à la 2ème session des examens. Il souligne la nécessité absolue du caractère national des diplômes, de procédures d’habilitations claires et indépendantes, d’un référentiel national des formations, du maintien de passerelles entre filières et souhaite l’accès gratuit des étudiants à l’enseignement supérieur.

Il insiste sur la nécessité absolue de la présence de l’Etat dans son rôle de contrôle et de régulateur du système universitaire français, même inscrit dans un processus d’européanisation.

Il demande que concertation et débat soient des préalables absolus à cette évolution.

Nous nous reconnaissons donc clairement dans les revendications majeures développées par les étudiants lors des manifestations, ces dernières semaines.

Le SNPTES 57 appelle de ses vœux un soutien sans ambiguïté du Président de l’Université de Metz à ses demandes de mesures d’accompagnement de la mise en place du LMD.

 

 

Motion adoptée par le conseil national

 


Loi de modernisation universitaire: Octobre 2003

Le conseil national du SNPTES réuni à Paris les 14, 15 et 16 octobre 2003 prend acte de la nécessité de faire évoluer la loi sur l'enseignement supérieur, dite loi SAVARY, de janvier 1984.
Cependant un certain nombre de conditions doivent impérativement être réunies afin de permettre un débat constructif.
Le conseil National rappelle ainsi que c'est l'ensemble de la communauté universitaire qui doit se saisir des évolutions à mettre en oeuvre.

Le premier projet de loi présenté au printemps était inacceptable et le SNPTES en a demandé le retrait.

Les premiers débats, qu'ils se soient tenus dans les établissements, au niveau de la CPU ou à l'instigation du ministère, conduisent à préciser certains éléments.

Le budget global: dans l'état actuel de la discussion aucune garantie formelle d'aucune sorte n'a été apportée par rapport à nos interrogations. Celles-ci, pour l'essentiel ont trait au respect de la démocratie interne, à la nécessaire évolution du rôle et du fonctionnement de la CPE, à l'application stricte des règles statutaires de déroulement de carrière des personnels, aux conditions d'évolution de l'emploi dans les établissements ainsi qu'à l'attribution des régimes indemnitaires aux IATOSS. Le Conseil National exige qu'une véritable négociation s'ouvre sur ces questions. Dans cette attente le Conseil National ne peut que réaffirmer son opposition à la notion de budget global pour les établissements d'enseignement supérieur.

La coopération universitaire: elle apparaît certes comme indispensable, mais les propositions de création d'un établissement public qui aurait la charge de la mettre en oeuvre méritent largement d'être précisées. Le flou des propositions actuelles ne permet pas de lever les nombreuses zones d'ombre relatives aux finalités et au fonctionnement d'un tel établissement. Plusieurs dispositions doivent être discutées. c'est le cas notamment des conditions du contrôle démocratique à exercer sur une telle structure ou de la situation et du traitement des personnels susceptibles d'y être affectés. Sur ces points aussi le Conseil National demande l'ouverture d'une négociation.

Le Conseil d'Orientation Stratégique (COS): la mise en place du COS est inopportune et redondante si le CA, ou le monde économique et les élus des collectivités territoriales sont représentées, joue pleinement son rôle. Il est préférable de rendre au CA toutes ses prérogatives en revoyant notamment les conditions des élections qui vont à rebours de son efficacité.

Le Conseil National du SNPTES demande qu'une discussion s'ouvre à propos de ces conditions afin de permettre à chaque membre de réellement jouer son rôle et de concourir ainsi à une expression vraiment démocratique du CA.
D'autres points sont aussi à éclairer: rôle et mise en oeuvre de l'équipe présidentielle, autonomie éventuelle des composantes notamment. Certaines de ces évolutions possibles conduisent immanquablement à la nécessité de renforcer la place des élus dans les conseils. C'est pourquoi le Conseil National tient à rappeler qu'une des conditions de la réussite de la réforme projetée passe aussi par une révision complète du décret électoral qui fixe les modalités de mise en place des différents conseils. Les procédures actuelles sont un véritable deni de démocratie et doivent être impérativement revues. Le SNPTES tient également à rappeler son attachement à la création d'un véritable statut de l'élu.

La dévolution du patrimoine aux établissements soulève de graves inquiétudes:

  • Quelle sera la capacité des établissements à préserver leur patrimoine face à la toute puissance des collectivités territoriales ?

  • Où les établissements trouveront-ils les financements nécessaires à la gestion de ce patrimoine (et à sa mise aux normes) ?

  • Dans la situation actuelle, le Conseil National du SNPTES s'oppose à cette dévolution.

Enfin le Conseil National du SNPTES tient à rappeler son indéfectible attachement au caractère national des diplômes et son exigence de voir le service public, et lui seul, habilité à les délivrer. C'est la condition indispensable qui permet à l'Etat de jouer son rôle de garant du niveau de formation ainsi validé.