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Metz,
le 3 janvier 2006
Lettre ouverte au
président de l’Université Paul Verlaine-Metz
Vœux 2006 pour l’Université Paul Verlaine-Metz
Monsieur le Président,
Nous
profitons des vœux 2006 pour vous dire nos inquiétudes
quant au devenir de l’université de Metz dont vous avez
la charge.
Alors que
nos voisins proches (Nancy I, Nancy II et l’INPL) semblent
travailler d’arrache-pied pour évoluer ensemble vers des
objectifs de développement en commun sur des secteurs
divers, nous avons beaucoup de mal à faire la synthèse de
ce que vous envisagez pour notre avenir. Nous vous avons
entendu développer
plusieurs positions à ce sujet. Nous disons bien « vous»
car, à aucun moment, vos positions fluctuantes n’ont fait
débat dans les structures officielles de l’université.
De ce que
nous en savons, et nous vous demandons de le confirmer, il a
été question tout d’abord d’aller vers Nancy sans précaution,
ni protection pour l’Université de Metz (c’est ce que
le SNPTES dénonçait dans son
tract en date du 21 octobre 2004 dans le cadre de la
disparition du service des retraites sur Metz au profit de
Nancy). Quels intérêts vous ont poussés à vous engager
dans cette voie ? Aujourd’hui, nous avons cru comprendre
que vous aviez décidé de défendre le « tout Metz ».
Quelles motivations pourraient avoir déclenché ce
revirement de position
pour le moins surprenant ?
Nous sommes
de ceux qui ne souhaitent pas voir notre université
engloutie par notre grande sœur Nancéienne tout en étant
conscients de ne pouvoir rester à l’écart des actions
entreprises par ce que l’on appelle désormais « NANCY
UNIVERSITES ».
Développons
un des points d’actualité qui motivent la réaction du
SNPTES pour les vœux 2006 : la mise en place des PRES (Pôle
de Recherche de l’Enseignement Supérieur).
Nul doute
que cette nouvelle entité « Nancy
Universités » travaille sur le développement
de pôles d’excellence et ceci sans que Metz aujourd’hui
ne puisse envisager prendre une part du gâteau. Nous devons
réagir avant qu’il ne nous reste que les miettes.
Pour sûr,
il n’est pas évident de négocier pour notre petite
université avec la grande « NANCY UNIVERSITES »
mais le dicton disant que, si l’on doit se faire
plumer, il est souhaitable de pouvoir choisir les plumes que
l’on va perdre, nous semble tout à fait adapté à la
situation actuelle. Si nous restons tranquillement les deux
pieds dans le même sabot, il nous parait inéluctable que,
dans un avenir relativement proche, les aides apportées
d’une part par l’état et d’autre part par les
collectivités locales et en particulier la région,
pourraient être affectées de manière différentes et sûrement
pas en notre faveur. Ce qui remettrait en cause notre
existence même.
Sur les
aides apportées par la région, il est difficile
d’imaginer un financement équitablement réparti sur deux
structures universitaires dont l’une a fait d’énormes
efforts pour mutualiser les moyens et valoriser les compétences
et l’autre a sagement attendu… QUOI ? Nous, SNPTES,
sommes aujourd’hui
incapables de répondre à cette question.
Au-delà de
la recherche, le SNPTES veut pouvoir débattre des questions
posées par ce dossier vital : le
devenir de METZ et
de son enseignement supérieur.
Un grand
chantier doit s’ouvrir avec l’ensemble des partenaires,
pour que les différents points constituant ce dossier y
soient mûrement réfléchis et qu’il débouche sur des
positions au niveau de la recherche bien sûr, mais aussi de
l’enseignement (LMD), des
services et des structures (LOLF). Ces positions, adoptées
par nos instances, pourrons alors être défendues au nom de
notre université.
Les PRES, le
LMD, la LOLF ne peuvent qu’apporter conjointement un
changement fondamental au fonctionnement et à la structure
« UNIVERSITE ». Il nous faut en débattre
pour nous y préparer.
La section 57 du
SNPTES
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